Accident RER le 9 mars 2009

Accident RER le 9 mars 2009

AFP Franck Desprez
Les Pompiers de Paris à Saint-Denis le 8 mars 2009
©AFP Franck Desprez

Les supporteurs lillois heurtés samedi soir par un RER à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) ont accédé à la voie ferrée alors que la porte d'accès était "ouverte" et son "système de fermeture défaillant", selon les premières auditions et constatations, selon une source judiciaire.

Le grand-père de Jordan, 10 ans, l'un des deux jeunes supporteurs lillois mortellement heurté par un RER samedi soir , s'est dit lundi "en colère contre la SNCF" et a demandé des "excuses" à son président, Guillaume Pepy.

"Je suis en colère contre la SNCF. Je ne dis pas, rétrospectivement, que ce n'était pas dangereux de marcher près des voies. Mais le danger, ils ne l'ont pas vu. Les barrières étaient ouvertes. M. Pepy pourrait s'excuser", a déclaré à l'AFP Christian Duminy, joint par téléphone à Armentières (Nord).

Les premières auditions des rescapés "indiquent qu'ils ont accédé à la zone alors que la porte était ouverte et les premières constatations sur place montrent que le système de fermeture de la porte était de toute façon défaillant", a déclaré à l'AFP la source judiciaire.

Il s'agit d'une "porte grillagée de 2 mètres de hauteur de couleur verte" permettant d'accéder à un escalier, précise-t-on.

Les premiers rescapés interrogés "disent qu'ils se sont perdus", a précisé la source judiciaire. Ils ont longé la voie ferrée jusqu'au pont après avoir manqué de tourner rue Francis de Pressensé, au bout de laquelle se trouve la passerelle piétonne qu'ils auraient dû prendre.

La tante du supporteur du LOSC de 10 ans tué samedi et qui marchait en compagnie du groupe heurté par un RER, a raconté dans un interview au quotidien La Voix du Nord que pour elle, la voie ferrée était alors "fermée à la circulation des trains".

La Voix du Nord indique également que d'après d'autres rescapés du groupe, "l'unique porte qui permettait l'accès au site était ouverte".

"Le chauffeur du bus nous avait mis la pression en nous disant que si nous n'étions pas là à 23H15, le car partirait sans nous", a expliqué la tante au quotidien pour expliquer leur souci de prendre un raccourci pour regagner l'autocar stationné près de la gare de la Courneuve.

Après le match de football Lille-Lyon au Stade de France, un RER a heurté le groupe de supporteurs d'Outreau (Pas-de-Calais) qui regagnaient leur car en longeant la voie ferrée sur un pont, tuant deux jeunes de 10 et 18 ans et blessant onze autres personnes, dont la soeur et le frère d'une des deux victimes et leur père.
AFP Bertrand Langlois
La gare de La Plaine-Stade-de-France sur la commune d'Aubervilliers, le 8 mars 209 au lendemain de l'accident meurtrier
©AFP Bertrand Langlois

La tante, secrétaire du club de supporteurs "Les Ch'tis dogues de la Lys" avait offert à Noël à ses neveux une place pour le match. Samedi, les trois enfants, accompagnés de leur père, avaient quitté Outreau (Pas-de-Calais) pour gagner Armentières (Nord) avec un ami de la famille âgé de 18 ans, pour aller ensemble vers Saint-Denis en autocar.

A la fin du match, le groupe s'était empressé de quitter l'enceinte du stade sans assister au feu d'artifice. Pour gagner du temps, ils avaient emprunté un chemin différent de celui utilisé à l'aller et s'étaient retrouvés à marcher en file indienne le long de la voie ferrée pas éclairée.

"Pour moi, elle (la voie ferrée) était fermée à la circulation des trains", a indiqué la tante très éprouvée, selon le quotidien. Vers 23H25, c'est le drame. Un RER circulant à vide et arrivant par-derrière a percuté le groupe. "On n'a rien entendu", se souvient la tante qui indique avoir été "frôlée" par le train. Les deux garçons de 10 et 18 ans, qui marchaient à l'arrière, ont été les premiers touchés.

Un supporteur lillois gravement blessé samedi soir, se trouvait lundi dans un état grave mais ses jours n'étaient plus en danger, a-t-on appris auprès de la préfecture. Il s'agit du père, âgé de 40 ans, du plus jeune supporteur décédé. Le pronostic vital de ce blessé pris en charge dans un hôpital parisien "n'est plus engagé et son état est en amélioration même s'il reste très grave", précise la préfecture.

Par ailleurs selon la Préfecture, l'état des deux autres blessés graves hospitalisés, pour des blessures aux pieds, n'inspirait pas d'inquiétude. Les huit autres personnes, légèrement blessées, en état de choc, sont toutes sorties dimanche de l'hôpital.

L'accident s'est produit à proximité du Stade de France peu avant 23H30 à environ 600 mètres de la gare RER La Plaine-Stade-de-France sur la commune d'Aubervilliers, selon les pompiers.

Un RER B circulant à vide a heurté le groupe de supporteurs sur un pont enjambant un canal. Les supporteurs cherchaient à regagner leur car situé sur un parking éloigné et n'ont pas respecté le chemin balisé, pénétrant dans une zone interdite au public, protégée par des barrières et un portail fermé, selon Jean-Pierre Farandou, directeur Transilien à la SNCF. Une enquête a été confiée à la Sûreté départementale.
Retour aux archives

© 2009 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

# Enviado el miércoles 11 de marzo de 2009 11:56

Modificado el miércoles 11 de marzo de 2009 13:08

Vide grenier 2009

Vide grenier 2009
Attention Pour ]Les inscriptions du vide grenier 2009 il faut le faire des maintenant afvaf@orange.fr ou par tel au 06 73 98 73 09 ou 02 28 54 95 02
a bientôt

# Enviado el miércoles 08 de abril de 2009 06:51

Lettre de Martigné Ferchaud

Lettre de Martigné Ferchaud

# Enviado el lunes 20 de julio de 2009 06:26

Accident de Damien paru le 7 décembre 2009

Accident  de Damien paru le 7 décembre 2009


« Ce terrible accident nous a fait prendre conscience de la dangerosité du passage à niveau. Nous cherchons un système », indique le maire de Nozay
Autour du drame de Damien, les esprits grondent et s'interrogent. Comment sécuriser ce type de passage à niveau ?

Le 23 novembre dernier, Damien Guyot rentre chez lui à Saint-Étienne-sous-Barbuise. Il est 17 h 30 et la nuit tombe. Comme souvent et comme tant d'autres automobilistes, il franchit la voie ferrée à Nozay.
Aucune indication, pas de signal lumineux : rien n'annonce l'arrivée d'un convoi. Damien est surpris. Sa voiture est happée par le train, le choc est immense pour le jeune étudiant âgé de 20 ans.
Depuis, ses parents se rendent chaque après-midi au centre hospitalier de Reims. « Il souffre de plusieurs hématomes au cerveau. Les médecins ne se prononcent pas. Il faut attendre. » Damien est dans le coma. Il ouvre parfois les yeux, « mais ne répond pas encore aux ordres ».


Feu clignotant


Lydie, sa s½ur aînée, peine à contenir ses sentiments. La peur se mêle à la colère. « Je ne veux plus que ça se reproduise. Les gens qui habitent Saint-Étienne-sous-Barbuise passent au même endroit quatre à cinq fois par jour et le risque est là. »
Ce risque qui survient à la tombée de la nuit, lorsque plus rien n'éclaire la voie. « Je ne demande pas l'irréalisable, simplement un feu clignotant qui signalerait l'arrivée d'un train. La force de l'habitude distrait les

automobilistes. Imaginez un véhicule et des enfants. »
Le 1er décembre dernier, une réunion a été organisée sur place par le maire de Nozay. « Ce terrible accident nous a fait prendre conscience de la dangerosité de ce passage à niveau. » Autour de Denis Simphal, le maire de Saint-Étienne-sous-Barbuise, des représentants du conseil général et de Réseau Ferré de France.
S'ils ont tous pris la mesure du drame, personne n'avance de solution pour sécuriser les lieux. Des barrières ? 250 000 ¤ pour deux trains par jour, « il faut rester raisonnable. Ce n'est pas envisageable ». Denis Simphal dit chercher, « avec ceux qui, comme moi, espèrent trouver un système qui fonctionne ».
Pour l'heure, un panneau indicateur d'un danger a été apposé à proximité des voies. « C'est peu, trop peu pour éviter un nouveau drame. » La s½ur de Damien ne compte pas baisser les bras. « Je maintiendrai la pression jusqu'au bout. »


# Enviado el martes 08 de diciembre de 2009 06:00

Modificado el martes 15 de diciembre de 2009 08:12

Accident de train (Limoges) le lundi 14 décembre 2009

Accident de train (Limoges) le lundi 14 décembre 2009
*

Treize personnes ont été blessées, dont deux gravement, dans le déraillement d'un train survenu vendredi à 20h44 à 15 km sud de Limoges (Haute-Vienne).
Trois voitures de voyageurs ont déraillé près de Limoges après que le train eut heurté une remorque avec son chargement de paille renversée accidentellement sur la voie. Le Corail, avec 450 passagers, assurait la liaison entre Paris et Cahors. Le choc s'est produit au Vigen (Haute-Vienne). Un pompier a évoqué une "urgence vitale absolue" pour les deux passagers grièvement blessés. L'un d'eux, un homme de 42 ans, est ce samedi matin entre la vie et la mort.

"J'étais dans la deuxième voiture. Seule la première a été littéralement éventrée par l'essieu de la remorque agricole", a raconté l'une des passagères, Jennifer Guibert, 24 ans. "On a tous été secoués mais les gens sont sortis dans le calme", a-t-elle ajouté.

A la veille des premiers départs en vacances, la circulation a été interrompue sur les deux voies. La SNCF annonce cinq heures de retard pour le Corail 3665, parti de Paris Austerlitz et qui devait arriver à Toulouse à 00h48. Il faut aussi compter trois heures de retard pour Paris Austerlitz/Brive par Corail et Lille/Europe Brive par TGV.

Les sapeurs pompiers et le Samu ont dépêché d'importants moyens, a précisé la gendarmerie. La SNCF a mis en place une cellule de crise afin de permettre d'acheminer les passagers par autocar jusqu'à Brive et Cahors. A 23h30, l'évacuation des passagers se poursuivait.

La circulation de tous les trains au départ de Paris-Austerlitz sera assurée, le cas échéant avec quelques délais d'acheminement, a précisé samedi matin dans un communiqué la SNCF, qui "ne demande plus à ses voyageurs de différer leur voyage".
Dans la nuit, environ 150 techniciens de la SNCF étaient mobilisés pour commencer à réparer les dégâts occasionnés par l'accident sur les caténaires et préparer la remise du train sur les voies, a indiqué la SNCF.

Le maire de Limoges, la préfète de la Haute-Vienne et le procureur de la République de Limoges se sont rendus sur place.

La circulation des trains Paris-Cahors-Toulouse doit être rétablie sur une voie ce samedi matin, après relevage des wagons qui ont déraillé", a indiqué la SNCF. "Cela se traduira par un léger retard pour les trains assurant la liaison Paris-Limoges-Toulouse, cela devrait concerner environ 3.000 passagers" a ajouté la SNCF.
[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el martes 15 de diciembre de 2009 08:16